Technopôle Brest-Iroise
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          • E-navigation : le centre brestois du Cetmef mobilisé pour animer un groupe de travail national.

          • L’e-navigation pour un transport maritime sûr, efficace et respectueux de l'environnement.
          • Le Cetmef (Centre d’études techniques maritimes et fluviales) est un service technique central, à compétence nationale, auprès du Ministère de l’Ecologie, du développement durable, des Transports et du Logement.

            Il croise recherche, ingénierie et solutions techniques. Sur 5 champs de compétence : l’ingénierie portuaire ; la sécurité de la navigation ; l’ingénierie fluviale ; l’ingénierie côtière ;  les télécommunications. Acteur du développement durable et de la prévention des risques, il fournit des prestations d'intérêt général au bénéfice de la communauté nationale (Etat, établissements publics, collectivités locales...).

            Son rayonnement international se traduit par une implication active dans plusieurs programmes de recherche européens et réseaux d'échanges internationaux : plates-formes de partage de connaissances, sociétés savantes, associations professionnelles et conférences internationales.


            Echange avec Eric Vassor, chef du Département Sécurité Maritime et Fluviale, du Cetmef.

             

            Le CETMEF a été désigné par la Direction des Affaires Maritimes pour prendre en charge une partie du dossier « e-nav ». Il est plus particulièrement chargé de participer en tant qu’expert aux comités techniques de l’AISM-IALA (International Association of Marine Aids to Navigation and Lighthouse Authorities) et de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui élaborent les standards et normes utilisés dans l’e-navigation.

            S’appuyant sur les actions déjà menées par le Technopôle Brest-Iroise dans le cadre du programme MITS [Maritime Intelligent Transport Systems], par l’IFN (Institut Français de Navigation) et le Pôle Mer, le CETMEF a réuni à Brest le 20 mars 2012 35 personnes venues des quatre coins de la France.

             

             L’existant

            Aujourd’hui, seuls les  navires de fort tonnage répondant aux normes internatioonales (SOLAS) ont l’obligation d’avoir un système de positionnement, pour les autres types de navire, c’est principalement la carte papier qui est utilisée. Pour l’information « officielle », le système de transmission de l’information est toujours le NAVTEX, sorte de Télex par radio, et le Safeseanet (telex par satellite).

            « Les informations sont transmissibles, les réseaux existent. Le défi technique relève plus du coût qui rendra accessible à tous l’e-navigation » affirme Eric Vassor.


            « Je suis où, et qu’y a-t-il autour » ?

            En situation d’urgence c’est l’être humain qui juge, évalue, avec l’apport d’informations provenant de ses observations, des cartes, des feux, des phares, des informations  radar. « Un marin a besoin d’informations fiables, pertinentes, disponibles rapidement » précise Eric Vassor.


            La problématique

            « Les idées c’est fondamental. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des normes internationales » souligne Eric Vassor.

            Il explique qu’il y a deux approches pour la mise en place de normes :
            -    L’approche cartésienne : une norme est établie et les industriels produisent.
            -    L’approche « business », comme aux USA : l’industrie développe un produit. Le produit fonctionne et impose la norme.



            Une opportunité internationale pour les entreprises françaises et tout particulièrement brestoises

            Le Cetmef assiste la DAM (Direction des Affaires Maritimes) et participe ainsi à différents comités d’organisations internationales. L’un de ces comités est celui sur l’e-navigation de l’IALA (International Association of Marine Aids to Navigation and Lighthouse Authorities ou AISM en français) – le Comité E-nav.

            Ce Comité se tient 2 fois dans l’année. Environ 120 personnes y participent à chaque fois venant de nombreux pays.  Ainsi, en janvier 2011 à Copenhague, 12 coréens étaient présents.

            Pour Eric Vassor « l’échange de données en mer fonctionnera s’il y a la technologie, mais aussi les services … il y a toute une activité à organiser. Il y a des enjeux pour les opérateurs, les fournisseurs de technologies de transmission, d’informations. Les volumes d’affaires à réaliser ne sont pas aussi importants que dans le secteur de l’automobile par exemple, mais cela peut intéresser les petites entreprises qui seraient ainsi visibles sur un marché international pour des « briques » de l’e-navigation, voire des entreprises plus importantes capables de fournir un système complet. »

             



            Le groupe de travail proposé par le Cetmef

            Le Cetmef propose aux acteurs français oeuvrant dans le domaine de la e-navigation de se rencontrer régulièrement pour :

            -    préparer le Comité E-Nav de l’AISM à venir.
            -    Leur faire retour sur celui qui s’est tenu précédemment.
            -    Les faire échanger sur leurs projets en cours.
            -    Tenter de leur présenter les opportunités de financements européens, nationaux …


             


            Des atouts considérables

            Eric Vassor précise que ce groupe de travail bénéficiera de nombreux atouts :

            -    La connaissance du terrain : le Cetmef, grâce aux connaissances qu’il a acquises sur différents systèmes d’aides et de surveillance de la navigation, radar, AIS, bouées, radios, systèmes de communication pour les CROSS … a une approche théorique doublée de la nécessaire approche terrain –« on ne peut pas déconnecter la réflexion du terrain ». Le Cetmef connaît les besoins du commandant d’un navire, mais également ce qui intéresse les infrastructures basées à «  terre ».

            -    L’accompagnement pour faire aboutir un projet : les organismes comme le Technopôle Brest-Iroise, le Pôle Mer peuvent accompagner les porteurs de projets, qu’ils soient industriels ou chercheurs. De l’idée, jusqu’à la réalisation.

            -    La possibilité de construire la norme : le Cetmef via la DAM peut alimenter les réflexions des instances internationales par les expériences des membres du groupe.

             

             

             

             


            Pour ceux qui ne connaissent rien à l’e-navigation
            La sécurité maritime en quelques dates
            En 1912 : A la suite du naufrage du TITANIC, une conférence internationale réunissant treize pays avait élaboré une première convention sur le sauvetage de la vie en mer (Safety of Life At Sea) en 1914 et qui ne fût jamais appliquée en raison de la guerre. Cette convention est périodiquement amendée. Actuellement, c'est la SOLAS de 1974 qui est en vigueur

            1948, création de l'Organisation Maritime Consultative Intergouvernementale (OMCI). Elle commença à fonctionner en 1958.

            1975, modification des statuts de l’OMCI et en 1982 l'organisation consultative devient une  l'Organisation Mondiale I’agence spécialisée de l'ONU.
            Nota : Comme toute organisation internationale, l'OMI ne peut contraindre les Etats, ni s’assurer elle-même de la mise en place des textes.

            Fin 2005, lors de la 81ème session du Comité de Sécurité Maritime (MSC81) de l'OMI, le Japon, Les Îles Marshall, les Pays-Bas, la Norvège, Singapour, le Royaume-Uni et Les États-Unis ont décidé de mettre au point un projet de stratégie concernant l'utilisation des outils de navigation existants et nouveaux, en particulier les outils électroniques, d'une manière globale et systématique. »

            Une nouvelle étape importante est nécessaire, et c'est l'objet de la "e-Navigation".

            L’Organisation Maritime Internationale définit l’e-navigation
            Le comité de la sécurité maritime de l'Organisation Maritime Internationale (OMI) a approuvé lors de sa quatre-vingt-cinquième session la définition suivante de l'e-Navigation : "La E-navigation est la collecte, l'intégration, l'échange, la présentation et l'analyse harmonisés de renseignements maritimes à bord et à terre par voie électronique dans le but d'améliorer la navigation quai à quai et les services connexes, la sécurité et la sûreté en mer et la protection du milieu marin."

            Cette définition est explicitée par le groupe de travail de l'OMI sur l'e-Navigation qui considère que "la navigation électronique pourrait être utilisée comme cadre à l'harmonisation des systèmes d'information maritime et permettre leur interopérabilité, afin d'améliorer la sécurité de la navigation et des opérations ».

            Le concept de «e-Navigation» repose sur l'accès universel et permanent à une position précise.
            Un « accès universel » qui impose la mise en place de normes et de règlements.



            Les enjeux politiques et industriels de la "e-Navigation" :

            •    La sécurité (le nombre d'incidents graves est en augmentation sensible). Si l'élément humain est souvent identifié comme la principale cause des accidents, il est également le garant d'une conduite sécurisé des navires. L'e-navigation doit être au service du marin pour améliorer la sécurité de la navigation ;

            •    Les pollutions et la protection de l'environnement (impact important sur les zones littorales, qui sont particulièrement fragiles.)

            •    La pression économique (le principe du « on-time business » augmente le besoin de connaître en temps réel la position des bateaux et leurs cargaisons, de planifier au mieux leur arrivée et de minimiser le temps passé dans les ports.

            •    La sûreté (La protection contre les actes terroristes et l'immigration clandestine amène à renforcer les moyens de surveillance des mers et des côtes.)

            •    Le contrôle des pêches (Il devient de plus en plus difficile de pêcher de manière rentable et respectueuse de la ressource.)

            •    Le développement durable (Certes le transport maritime a une part assez faible dans les émissions de GES (gaz à effet de serre). La propulsion des navires doit néanmoins faire des progrès en réduisant les consommations et les émissions.



            Sources :
            -    rapport « La «e-Navigation» : état des lieux et ébauche de position nationale. Convention du 8 octobre 2009 entre la DAM et l'IFN relative au soutien de la DAM pour la « e-Navigation ».
            -    Site web de l’Association Française des Capitaines de Navires

             

             

            Article de Murièle Couchevellou, chargée de communication du Technopôle Brest-Iroise, relu, corrigé et amendé dans des temps records par Eric Vassor et Jean-Charles Cornillou, directeur du CROSS Corsen, que je remercie infiniment.

          • Publié le
          • 26/04/2012
          • E-navigation : le centre brestois du Cetmef mobilisé pour animer un groupe de travail national.
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