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          • Ils font le Campus Mondial de la Mer. Pierre Colas, chercheur à la Station Biologique de Roscoff.

          • Le Campus Mondial de la Mer est une démarche pour le développement de l’économie maritime durable, la « croissance bleue ». Son ambition est de faire de la pointe de la Bretagne LA place mondiale de l’étude et de la valorisation des océans et des mers.

          • Qui êtes-vous Pierre Colas ?

            Je suis chercheur INSERM, biologiste cellulaire et moléculaire, en poste à la Station Biologique de Roscoff depuis bientôt 10 ans. Je ne suis pas biologiste marin, et je suis le seul chercheur Inserm à la Station. Je ne suis pas breton mais j’ ai un fort ancrage à la Bretagne depuis toujours car j’y passais toutes mes vacances et pendant ma thèse, je venais parfois rencontrer mon encadrant Pierre Guerrier qui a travaillé longtemps à la Station  et qui l’a même dirigée quelques temps.

            Depuis 3 ans je suis en charge de tout ce qui touche à la valorisation, au transfert de technologie, aux relations avec les entreprises. Dans une vie précédente, à Lyon, j’ai acquis une expérience de co-fondateur et co-dirigeant d’une entreprise de biotechnologie. Je participe également à un dossier passionnant, le projet de parc scientifique Blue Valley. C’est une idée que Bernard Kloareg, notre directeur, mûrit depuis plusieurs années en constatant l’accroissement de notre activité de recherche partenariale avec les entreprises. Une opportunité foncière vraiment exceptionnelle à Roscoff et le fort soutien de nos collectivités territoriales ont permis  de porter ce projet de parc scientifique dédié aux biotechnologies marines et adossé à la Station Biologique.

            Je suis également administrateur du Pôle Mer Bretagne Atlantique et j’ai été très impliqué dans l’équipe projet du Campus Mondial de la Mer, dans laquelle J’ai représenté la Station pendant toute la phase de réflexion et de construction du Campus Mondial de la Mer.

             

            Pouvez-vous nous présenter la Station Biologique de Roscoff ?

            Fondée en 1872 c’est aujourd’hui le plus grand centre de recherche européen en biologie et écologie marines. Nous sommes plus de 300. Depuis près d’un siècle et demi, la Station biologique a contribué à former l’élite des biologistes marins français et étrangers, parmi lesquels des Prix Nobel comme André Lwoff et Jacques Monod. Notre double tutelle CNRS et UPMC apporte un bout d’université parisienne en terre bretonne.

            Dans un passé récent nous avons obtenu 4 projets d’investissements d’avenir (PIA) : EMBRC (Centre National de Ressources Biologiques Marines), Idealg (recherche sur les grandes algues marines), Oceanomics (exploitation des données de l’expédition Tara sur la biodiversité planctonique). Le dernier, Blue Train, est en lien avec le Campus Mondial de la Mer (lire plus loin).

            Le projet EMBRC Europe devrait devenir en 2018 une grande infrastructure de recherche européenne, une ERIC (European Research Infrastructure Consortium) et on peut donc considérer que la Station a été et reste un acteur majeur dans l’émergence et la structuration de la communauté de biologistes marins en Europe.



            Une actualité de la Station Biologique de Roscoff ?

            Le projet Blue Train vient de démarrer. GENIALG vient d’être lancé par Philippe Potin, Directeur de recherche CNRS. Le projet vise à développer la valorisation des cultures des grandes algues marines dans les bio-raffineries. La France se positionne en leader européen dans les bio-raffineries de macro-algues. L’objectif est également de promouvoir des méthodes de production durable. Le projet est doté d’une subvention européenne de 11 M€ sur 4 ans, il réunit 19 partenaires publics et privés de 6 pays européens. Il prolonge à l’échelle européenne le travail mené dans le cadre du projet IDEALG en assurant le transfert vers les entreprises des connaissances acquises sur les macroalgues.

             

            Pourquoi votre établissement est-il impliqué dans la démarche Campus Mondial de la Mer ?

            Nous avons été invités par le Technopôle Brest-Iroise à participer à la démarche Campus Mondial de la Mer et nous y avons répondu positivement sans hésiter parce que ses objectifs sont au service du collectif finistérien et que le projet est passionnant. Nous avons apprécié la démarche brestoise d’aller chercher d’autres acteurs au-delà du territoire strictement métropolitain.

            Nous adhérons à l’affirmation que la pointe Finistère regroupe l’essentiel des forces vives françaises des sciences et technologies de la mer et qu’elle peut occuper une place de leadership au niveau mondial. Nous  croyons à l’ensemble des objectifs que s’est fixé le Campus Mondial de la Mer.

             

            Que faites-vous dans le Campus Mondial de la Mer ?

            Nous avons pris beaucoup de plaisir à chaque étape de la définition du Campus Mondial de la Mer. Les méthodes d’animation proposées étaient participatives et vivantes. Du lien a été créé entre les participants. Et c’est ce qui me fait croire dans le projet et me donne l’envie que cela réussisse.

            Nous sommes en charge du pilotage d’un des 4 clusters, celui des Bio-ressources marines. C’est le seul cluster qui ne soit pas piloté par des brestois, un symbole fort que nous avons apprécié. Dans le cadre de ce cluster nous avons intégré le projet d’Investissement d’Avenir Blue Train, le volet formation du parc scientifique Blue Valley (lire plus loin).

            Des représentants de la Station participent à 7 des réseaux métiers du Campus Mondial de la Mer [Europe, International, construction d’un réseau de Post-doctorants et jeunes ingénieurs, Formation initiale et continue, Communicants, Ressources Humaines, Valorisation et Transfert de Technologie, Médiation scientifique, Plateformes et infrastructures) et notre directeur fait partie du Conseil de Gouvernance.

             

            Un message à faire passer à ceux qui ne font pas encore partie du Campus Mondial de la Mer ?

            Rejoignez rapidement cette communauté ! L’exemple du projet Blue Train illustre parfaitement la force que peut avoir une dynamique collective dans la réussite d’un projet. Nous avons de tels atouts à faire valoir collectivement. Le projet de faire de la pointe Bretagne l’une des premières places mondiales pour étudier et exploiter durablement les océans est tout à fait réaliste.

             

            Blue Train et Blue Valley
            Blue Train vise à développer des formations initiales et continues pour promouvoir l’essor des biotechnologies marines sur notre territoire. Nous avons assemblé un consortium qui réunit de très nombreux acteurs sur le territoire du Campus Mondial de la Mer. Une douzaine d’entreprises en sont membres et elles sont, pour l’essentiel, basées en Finistère.

            Il comprend 4 axes :

            • les nouvelles formations initiales. Il s’agit de la mise en place d’une Licence professionnelle en biotechnologies marines et d’un parcours professionnel du Master Biologie et Bioressources Marines (BBMA), pour des flux initiaux respectifs de 10‐15 et 5‐10 étudiants par an. A l’échéance du projet, les flux attendus sont de 20‐25 et 10‐15 étudiants par an. A l’UBO, les effectifs prévus pour le Master « Valorisations biotechnologiques des bio‐ressources marines » (VALBIOREM) revu lors du projet sont de 15-20 étudiants par an. Ces chiffres devraient être amenés à croître significativement en accompagnement du développement de la filière des biotechnologies marines.  
            • La formation continue. Dans un premier temps, nous visons un total de 250 techniciens ou cadres formés par an.
               
            • La formation des formateurs en biotechnologies. l’objectif de formation des enseignants est d’un minimum de 50 à 75 enseignants du secondaire par an via les programmes académiques de formation et de 20 enseignants des lycées maritimes et agricoles.
               
            • La médiation scientifique. Les actions de médiation et les ressources pédagogiques développées dans le projet concerneront plusieurs milliers de personnes principalement sur les lignes de la Brittany Ferries (20 voyages par an pour un public d’environ 4 000 enfants accompagnés de leurs parents) et au marinarium de Concarneau.

            Le projet démarre en septembre. C’est Eric Thiebaut, le directeur adjoint de la Station Biologique, qui est en charge du projet, aux côtés de notre directeur Bernard Kloareg.

            Je pense qu’une des clés de la sélection de ce projet a été l’échelle de son territoire, celle du Campus Mondial de la Mer, un grand bassin d’emploi. Ainsi que la dynamique collective de construction du projet.

            Blue Valley est un autre projet que nous intégrons dans la dynamique Campus Mondial de la Mer. Il n’existe pas encore de parc scientifique dédié aux biotechnologies marines en France, et quelques structures de ce type ont été créées dans certaines régions maritimes à travers le monde (Caroline du Nord, Maine, Ecosse). Il sera adossé à la Station Biologique et se situera à Roscoff, mais il a vocation à rayonner sur tout le territoire du Campus Mondial de la Mer.

            Pourquoi ce nom de Blue Valley ? « Valley » pour sa connotation innovation et aussi parce que cela se situera sur un ensemble de sites distribués autour du Laber, mot breton qui signifie en français « vallée maritime ». Et Blue car cela représente les bio-ressources marines. Nous compterons très bientôt déjà 6 entreprises installées dans la Blue Valley, notamment grâce à la dynamique apportée par le projet Blue Train.

            D’autres projets sont en cours de réflexion dans le cadre du PIA 3. Ils s’inscrivent pleinement dans la démarche Campus Mondial de la Mer.

             

            A propos du Campus Mondial de la Mer : Le Campus Mondial de la Mer est une démarche pour le développement de l’économie maritime durable, la « croissance bleue ». Son ambition est de faire de la pointe de la Bretagne LA place mondiale de l’étude et de la valorisation des océans et des mers.
            Cette démarche a été engagée conjointement par les structures fédératives de la communauté des sciences et technologies marines de la Bretagne Occidentale (Technopôle Brest Iroise et Pôle Mer Bretagne Atlantique). Elle réunit les universités et écoles d’ingénieurs, les entreprises, les établissements de recherche nationaux et collectivités territoriales de la pointe de la Bretagne. Le Campus Mondial de la Mer mène une action coordonnée de promotion de la recherche, de rapprochement des laboratoires et des entreprises, de valorisation de la recherche et d’aide au développement et à l’internationalisation des PME.

            Propos reccueillis par Murièle Couchevellou, chargée de communication du Technopôle Brest-Iroise.

             

          • Publié le
          • 08/06/2017
          • Ils font le Campus Mondial de la Mer. Pierre Colas, chercheur à la Station Biologique de Roscoff.
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