Technopôle Brest-Iroise
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          • Regard sur l'Europe : Bio-ressources marines

          • Le Technopôle est chef de file du projet Atlantic Blue Tech (Interreg IVB de l’Espace Atlantique) et travaille en partenariat avec 7 partenaires européens : Brest métropole océane (France), Oceano XXI (Portugal), Université d’Algarve (UALG, Portugal), CEEI Bahia de Cadiz (Espagne), Plymouth Marine Laboratory (PML, UK), WestBIC (Irlande) et National University of Ireland Galway (NUIG, Irlande).

            Booster le secteur des bio-ressources marines à l'échelle de la façade Atlantique, tel est l'objectif d'Atlantic Blue Tech, un projet Interreg visant à promouvoir et développer le secteur des bio-ressources marines. Sa spécificité ? Porter une attention particulière à l'innovation par les petites et moyennes entreprises. Les membres de ce projet se sont retrouvés lors de la Sea Tech Week. Tour d'horizon des enjeux et obstacles du secteur.

            « Il convient de faire émerger les très grands potentiels que l'on sent dans de nombreux labos », a déclaré Pierre Karleskind, Président du Technopôle Brest-Iroise, lors d'une conférence de presse qui réunissait des acteurs majeurs du programme Atlantic Blue Tech. Et ce n'est pas Carla Domingues, du cluster Portugais Oceano 21, qui le contredira : « Le secteur maritime représente 2.5% de notre PIB, mais l'aquaculture et la recherche ne sont pas encore très développées. Nous avons pourtant les ressources, des équipes de R&D très pointues et de nombreuses start-ups qui travaillent dans ces domaines. Pour résumer, nous avons les infrastructures, mais les entreprises ont besoin de davantage de soutien de la part du gouvernement », explique-t-elle.

            « Faire prendre conscience du formidable potentiel des ressources marines »

            Une situation que l'on retrouve en Angleterre, comme en témoigne Sohail T. Ali, chercheur en biotechnologies marines au Laboratoire de recherche marine de Plymouth (PML). « Nous essayons de développer les biotechnologies marines dans le Sud-ouest du pays, car nous disposons d'un grand nombre d’entreprises du secteur de la santé qui n'ont pas encore pris la mesure du formidable potentiel que constituent les océans en terme de ressources ». Les choses ne sont pas beaucoup plus simples en Espagne. « Nos entreprises ont du mal à commercialiser leurs produits, notamment du fait que les consommateurs ne les connaissent pas suffisamment, voire s'en méfient, et de la difficulté d'obtenir des licences pour exploiter les ressources naturelles. Il faut cependant noter que certaines circonscriptions sont intéressées pour céder des zones à des PME en vue de leur exploitation : c'est un bon début », analyse Ana Suárez Lena, du Centre Européen des Entreprises et de l'innovation de la Baie de Cadix. « Comme pour d'autres partenaires du projet, le financement est lui aussi un problème », poursuit-elle. 

            Réglementation et financement : deux problèmes communs

            Les choses semblent un peu plus faciles en Irlande, comme l'explique Ilaria Nardello, coordinatrice au sein de Sea Change, un programme national de biotechnologie marine.  « L'alimentation et la santé sont des secteurs dans lesquels les bio-ressources marines pourraient facilement jouer un rôle en Irlande, notamment grâce à notre programme qui a sensibilisé l'opinion sur les opportunités qu'elles représentent. Mais comme ailleurs, les petites entreprises se heurtent à des problèmes de réglementation et de financement. Un programme tel qu'Atlantic Blue Tech pourrait servir à créer une marque qui instaurerait la confiance, laquelle permettrait à terme de sensibiliser tous les acteurs aux enjeux que représentent les bio-ressources marines »

            « C'est au croisement des activités que l'on trouvera l'innovation »

            Et Brest, dans tout ça ? « Nous avons les ressources, la formation et les équipes de R&D, notamment celles du Pôle Mer Bretagne Atlantique », détaille Françoise Duprat, du Technopôle Brest-Iroise. « Une cinquantaine d'entreprises travaille dans ce secteur, mais elles restent relativement petites et, pour certaines, relativement récentes. Nous avons cependant quelques gros leaders, notamment en agroalimentaire, en cosmétique, et plus récemment en dans le secteur de la santé. On se rend compte, à travers leur diversité, qu'elles ont de grands potentiels et que c'est probablement au croisement de leurs domaines d'activité qu'on va trouver de l'innovation. Chez nous, c'est un secteur qui recrute et qui innove. Mais comme ailleurs, les barrières se situent en termes de réglementation et de financement. Ces start-ups vont devoir être boostées, et des pistes de solution communes commencent à émerger, comme cette stratégie de marque qui permettra de communiquer de façon positive sur les produits qui utilisent les biotechnologies marines »

            Par Jean-Marc Le Droff

          • Publié le
          • 01/12/2014
          • Regard sur l'Europe : Bio-ressources marines
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