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          • La télédétection, pour une observation globale de l’environnement

          • Légende de l'image : Illustration du principe de fonctionnement de l'instrument HRS de Spot 5 © CNES/D. Ducros

            La télédétection désigne, dans son acception la plus large, la mesure ou l'acquisition d'informations sur un objet ou un phénomène, par l'intermédiaire d'un instrument de mesure n'ayant pas de contact avec l'objet étudié (Wikipédia)
          • René Garello, Professeur au Département Image et Traitement de l’Information de Télécom Bretagne à Brest, directeur du GIS BreTel (Bretagne Télédétection), prend son bâton de pèlerin pour que la communauté scientifique évolue dans sa représentation de la Télédétection. « La télédétection est par nature très applicative, mais il ne faut pas négliger les compétences scientifiques nécessaires pour produire les méthodologies d’acquisition, de traitement des données, de dissémination …» précise- t-’il.

            Les applications de la télédétection se multiplient dans de nombreux domaines (météorologie, océanographie, climatologie, sécurité, gestion des territoires, supports aux situations d’urgence, ….), et la puissance des ordinateurs continue à croître. Autant de facteurs qui contribuent à promouvoir de nouvelles méthodes d’utilisation des données fournies par la télédétection spatiale. « La Bretagne, à Brest, dispose d’un atout considérable avec l’infrastructure Vigisat, la première station satellite radar civile en France. Nous avons l’opérateur, Cls, qui développe ses activités dans l’environnement, le domaine maritime et la sécurité. Et les scientifiques, regroupés au sein du GIS BreTel (Bretagne Télédétection), à qui ClS fournit 200 scènes gratuites par an, grâce à une convention passée avec Télécom Bretagne agisant au nom du GIS.

            Changement climatique, biodiversité, sécurité alimentaire, monitoring de l’environnement marin et terrestre, déforestation … autant de champs d’applications qui font de
            la Télédétection un instrument indispensable de gestion de la planète, ainsi qu’un outil économique.



            Des nouvelles du GIS BreTel [Groupement d’Intérêt Scientifique Bretagne Télédétection]

            Le premier mandat de cinq années du GIS BreTel est à son mitan. L’Université de Nantes et Météo France ont rejoint les 8 membres fondateurs.

            Il a été sollicité pour soutenir des projets d’Equipex. Projets qui n’ont pas été retenus, mais qui ont permis d’apprécier sa reconnaissance au sein de la communauté scientifique.

            Des projets sont en cours, dont un projet labellisé par le pôle Mer Bretagne, financé par le FUI, le projet MCGS : Centre d’expertise et de production d’information sur le secteur maritime. L’objectif est de préparer les missions des satellites Sentinelles1. La Bretagne développera la plateforme pour les produits vents/vagues & courants.

            Les membres du GIS BreTel

            Télécom Bretagne : LabSTICC/TOMS
            Université Rennes 1 : IETR/SAPHIR
            Université Rennes 2 : LETG/COSTEL
            Université Bretagne Occidentale : IUEM/GEOMER
            IFREMER : LOS
            AGROCAMPUS OUEST
            INRIA – FLUMINANCE
            Université de Nantes : LPG
            Université de Nantes : LETG/GEOLITTOMER
            Meteo-France : CMS Lannion


            Depuis 2011 la Bretagne est membre du réseau Nereus - Réseau des Régions Européennes utilisatrices des Technologies Spatiales. « Cela nous donne plus de visibilité auprès des autres régions européennes » souligne René Garello. « Nos points forts : la lutte anti-pollution et les corridors écologiques2 » précise- t-’il.

            Au sein du réseau Nereus (Network of European Regions Using Space Technologies), auquel la région Bretagne adhère, le GIS BreTel participe au groupe de travail sur la télédétection. Du lobbying actif auprès de l’Europe !

            René Garello a été le premier à répondre à la proposition faite par Nereus à ses régions membres d’organiser des workshops pour présenter ce qu’elles font. En juin 2012 la Bretagne sera l’hôte du premier workshop, « Monitoring of the environment in the framework of Nereus on GMES ». Une centaine de participants est attendus. Chaque partenaire du Gis pourra présenter ses activités, autour de la terre et la mer. 

             

             

            L’outil Vigisat 
            
            L’antenne de réception de Vigisat est une source d’images radar. 
            Installée depuis 2009 sur le site du Technopôle Brest-Iroise, c’est la première 
            station civile de réception directe d’images satellites radar. 
            C’est la société CLS (filiale de l’Ifremer et du CNES) qui est propriétaire 
            de sa plateforme.
            
            - Il fournit des données de haute résolution
            - Il a l’avantage de pouvoir imager jour et nuit 
            quelque soient les conditions nuageuses 
            (c’est l’avantage du radar comparé à l’optique)
            - Il permet une grande couverture 
            (un large périmètre autour de l’Europe)
            - Il a un temps de revisite 
            (temps écoulé entre deux acquisitions d’image) 
            assez bref : 24 h par satellites, 
            mais 4 satellites passent ce qui permet 
            d’obtenir des temps plus courts.
            
             

             

            Problèmes, défis et enjeux !

            Le 16 juin 2010, le Technopôle de Brest en partenariat avec la Région Bretagne, organisaient à Télécom Bretagne, dans le cadre de la semaine de l'innovation, une journée sur « Les images satellites une source d’innovation pour le développement de nouveaux services »
            . Nous avons repris les propos de 2 scientifiques qui intervenaient.

            Bertrand Chapron, responsable du Laboratoire d’Océanographie Spatiale d’Ifremer, intervenait sur les applications maritimes.

            Pour lui les défis à venir en télédétection, concernent :

            - L'utilisation et l'exploitation des grandes quantités d'observations.

            - L’utilisation combinée de ces observations, à la fois in situ, in spatio, mais également in vivo, et in silico. Par exemple, des organismes vivant jusqu’à 400 ans peuvent être d’excellents proxy pour l’étude des climats ou de l’évolution des océans par la mémoire qu’ils peuvent garder de ces évolutions.

            René Garello présentait les applications possibles des technologies spatiales à différentes échelles.

            Pour lui, les principaux problèmes des technologies spatiales peuvent être résumés en un certain nombre
            de défis :
            - Il faut traiter un gigantesque flux de données : les images in situ ajoutées aux mesures satellites génèrent des données qui atteignent l’ordre du petabyte (10^15 bits).

            - La résolution spatiale est parfois inadaptée.

            - La résolution temporelle peut poser des difficultés (par exemple, quand le temps de revisite d’un satellite est trop long, on a des images prises dans des intervalles de temps trop éloignées, ce qui peut poser problème lorsque l’on souhaite réaliser un suivi instantané).


            Les enjeux
            - On constate un manque d’accès des données pour les pays en développement (en termes de coût des images essentiellement).
            - On a un besoin d’expansion des infrastructures techniques.
            - Il existe des trous spatiaux et temporels dans les données.
            - L’intégration et l’interopérabilité des données sont limitées.
            - Des incertitudes demeurent sur la continuité des observations.
            - L’implication des utilisateurs est parfois inadéquate.
            - Les systèmes de traitement peuvent encore être améliorés.

             

             

             


            1/ Extrait de wikipédia : Les satellites Sentinelles sont une famille de satellites destinés à remplacer le satellite ENVISAT. L'accord signé le 28 février 2008, entre l'Agence spatiale européenne et la Commission européenne, permet à l’ESA de développer et livrer l’infrastructure spatiale (les Sentinelles) répondant aux besoins définis par la CE en matière de services GMES (programme européen de surveillance de la Terre) axés sur l’environnement et la sécurité, deux grands sujets de préoccupation pour l'Europe.

            2/ Extrait de Futura Environnement : Un corridor écologique, à distinguer du corridor biologique et du continuum écologique, est une zone de passage fonctionnelle, pour un groupe d’espèces inféodées à un même milieu, entre plusieurs espaces naturels.
            Les corridors écologiques sont un élément essentiel de la conservation de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes. Sans leur connectivité, un très grand nombre d’espèces ne disposeraient pas de l’ensemble des habitats nécessaires à leurs cycles vitaux (reproduction, croissance, refuge, etc.) et seraient condamnées à la disparition à plus ou moins brève échéance.

             

             

            Propos recueillis par Murièle Couchevellou, chargée de communication du Technopôle Brest-Iroise

          • Publié le
          • 05/03/2012
          • mars télédétection image1.jpeg
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            Site web du GIS BreTel

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