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      • L'Institut Français de la Mer sort un superbe ouvrage et remet son prix national

      • Mercredi 30 septembre à l'occasion du lancement de la Sea Tech Week au Quartz le comité Bretagne Occidentale de l'Institut Français de la Mer a présenté l'ouvrage "Découvrir le monde. Brest port d'explorateurs".

        Photo : sur la scène de la Méridienne au Quartz, le collectif qui a réalisé l'ouvrage et les partenaires qui ont soutenu la parution du livre.
      • L'Institut Français de la Mer sort un superbe ouvrage et remet son prix national
      • L’ouvrage, présenté ce 30 septembre par Michel Morvan, président du comité Bretagne Occidentale de l'Institut Français de la Mer, est le fruit du travail d’un collectif composé de plus de 25 représentants des principaux acteurs des sciences et technologies de la mer aujourd’hui : Service Historique de la Marine, Université de Bretagne Occidentale, Ifremer, Shom, Ensta Bretagne, Institut Polaire Paul Emile Victor, Thales, ….

        Il paraîtra le 9 octobre aux éditions Locus Solus.

        L’ouvrage est superbement illustré de 300 images et cartes retraçant 300 ans d’histoire de l’exploration des océans depuis la création de l’Académie de la Marine. Le parti pris du collectif a été de mettre en avant des explorateurs moins connus, tel que Louis Aleno de Saint-Aloüarn, le découvreur de l’Australie, originaire du Finistère.

        Les explorateurs de demain y sont également évoqués, ces entrepreneurs.ses. innovant.e.s qui vont trouver dans les données marines les solutions aux enjeux sociétaux.


        Ce même jour Michel Morvan, remettait, au nom du président de l'Institut Français de la Mer, Eudes Riblier,  le prix national de l’IFM à la navigatrice Anne Quéré, navigatrice, aventurière, écrivaine …

        Son premier record elle l’obtient en 2002, après 2 années d’entraînement, en traversant l’Atlantique à la rame, en solitaire, sans assistance, d’Est en Ouest, en 56 jours. Depuis il y en a eu bien d’autres…

        Discours de la remise du prix de l’IFM :

        Née en Bretagne, vous grandissez au bord de l’océan ; votre père, bon navigateur, vous donne le goût de la mer.

        Jules Verne, Paul-Emile Victor, Jack London vous donnent le rêve d’aller plus loin, le rêve de grandes aventures, de défis.
        Alors, étudiante, vous partez vous installer aux Etats-Unis. Votre aventure, c’est alors de travailler dans le tourisme. Vous êtes guide conférencière.

        Mais au bout d’une dizaine d’année, l’aventure n’a pas vraiment le goût espéré. La course manque de sens. Stop. Retour en Bretagne.
        Et une évidence, l’Océan. Traverser l’Atlantique à la rame, en solitaire.

        Déterminée, vous savez qu’on ne joue pas avec la mer. Vous vous préparez pendant 2 ans et, en 2002, c’est votre premier record, cette première transatlantique à la rame en solitaire, sans assistance, d’Est en Ouest, en 56 jours.

        Et vous réitérez : des expéditions physiquement, techniquement, humainement aussi riches que difficiles : à la rame à nouveau, l’Atlantique nord, mais dans l’autre sens, infiniment plus dur : 6450km en 87 jours, dans des conditions météo très difficiles.

        Vous changez de mode de propulsion, vous passez au kite boat, une petite coque tirée par cerf-volant : vous traversez à nouveau l’Atlantique, encore une première. Vous vous attaquez au Pacifique, de San Francisco vers Tahiti. Victime d’avaries, vous devez abandonner.
        Opiniâtre, obstinée même, peut-être ? vous repartez en 2011 pour rejoindre Tahiti à partir de Lima. En panne de radio satellite, vous passez 2 mois dans l’isolement le plus total. Vous n’avez plus de routage, vous avez cassé votre safran mais réussissez à traverse le Pacifique en 78 jours dans votre kite-boat de 6 mètres.

        Entretemps, en 2010, vous avez vécu une autre expérience forte : la grande dérive, six semaines sur des plaques de glace dérivante, avec 3 autres robinsons de glaces, pour sensibiliser le public à la disparition de la banquise

        Depuis, le grand nord ne vous lâche pas. Après l’éolien, retour à l’énergie musculaire : en 2014, vous tentez la traversée du passage du Nord-Ouest en kayak, et recommencez l’année suivante, cette fois accompagnée par Raphaël Domjan qui teste une propulsion par l’énergie solaire. Les conditions météo ne sont pas favorables. Vous ne passez pas.

        A cette occasion, dans un village du grand nord canadien, vous trouvez la trace d’un missionnaire originaire de la région de Morlaix qui a vécu et est mort là-bas. Vous vous attachez à l’histoire de cet homme exceptionnel, grand défenseur du peuple Inuit et de sa culture. Vous le racontez dans l’homme qui parle juste.

        En 2018, vous tentez de nouveau ce passage du Nord-Ouest, seule, en autonomie totale, avec un bateau solaire. Les conditions sont extrêmes et vous avez la sagesse de vous arrêter juste à temps. Dès que vous aurez trouvé les financements, vous recommencerez, n’est-ce pas ?

        En 2019, nouvelle expérience : vous participez à une course au Canada : la Yukon River Quest avec près de 300 concurrents, 715 km à parcourir en moins de 86 heure. Votre kayak n’est pas adapté, deux fois trop lourd, sinon durant un bon coup de vent. Vous êtes éliminée à mi-parcours pour dépassement du temps d’étape. Mais vous apprenez beaucoup et recommencerez sûrement, avec un bateau plus adapté.

        En 2020, vous deviez tourner une série documentaire dans le monde entier sur les premiers réfugiés climatiques, un sujet qui vous tient à cœur. Crise sanitaire oblige, le tournage restera actuellement en Europe.

        Vous êtes membre de l’Académie des Arts et Sciences de la Mer et vos qualités d’écriture vous ont valu d’entrer dans le petit cercle des Ecrivains de Marine. Et puis, depuis un an, vous êtes canotière à la SNSM, à la station d’Audierne : vous avez suivi les formations, comme tout le monde, pour aider à sauver des vies humaines.

        Navigatrice de l’extrême, sensibilisée et « sensibilisatrice » du changement climatique, canotière de la SNSM : tout cela est admirable, mais ce qui justifie vraiment le prix de l’IFM, ce sont les qualités humaines que cela traduit, ces qualités qui font les vrais gens de mer. Votre courage, votre droiture et votre attention aux autres, votre enthousiasme et votre humilité face à l’océan. Je vous cite : « aussi puissante soit notre détermination, aussi inusable soit notre énergie, c’est bien l’Océan et lui seul qui, au final, décide ou non de nous laisser passer. »

         

      • Publié le 30/09/2020

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