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      • News de Sabella : relevage de l'hydrolienne et nouveau projet

      • SABELLA a immerger en 2008 la première hydrolienne en France, D03, dans le Sud du Finistère à l’embouchure de l’Odet. En 2010, SABELLA a été lauréate de l’AMI « Démonstrateurs Énergies Marines Renouvelables » de l’ADEME et a été soutenue par les Investissements d’Avenir, le FEDER de la Région Bretagne et les collectivités territoriales pour mettre à l’eau la première hydrolienne raccordée au réseau, D10, en 2015.

        Dans la nuit du 10 au 11 avril 2019, dans le Passage du Fromveur, la turbine de l’hydrolienne D10-1000 de SABELLA a été relevée de son embase avec succès. Dans les heures précédentes, le câble

        sous-marin permettant d’injecter l’électricité produite sur le réseau de l’île de Ouessant avait été déconnecté de l’hydrolienne.
        Les opérations ont été menées avec brio par les équipes d’INYANGA, avec qui SABELLA travaille de longue date, à bord du navire norvégien Olympic Zeus. Ce navire avait été affrété fin mars dans le Golfe de Gascogne pour participer à l’opération de dépollution suite au naufrage du Grande America. SABELLA a profité de la présence de ce navire dans les eaux françaises et a saisi l’opportunité de son trajet retour vers la Norvège pour le mobiliser pour cette opération de relevage. D’une longueur de 94 mètres, ce navire de type « Anchor Handling Tug Supply » est parfaitement adapté à cette opération, grâce à son système de positionnement dynamique DP2, sa grue de 250 tonnes avec compensateur de houle, son ROV (robot sous-marin) de travail ou encore son rouleau arrière et son système de remorquage, permettant de gérer aisément des remontées et descentes de câbles.

        Après un fonctionnement très satisfaisant de l’hydrolienne suite à son redéploiement en octobre 2018, dans le cadre du projet européen ICE mené par Bretagne Développement Innovation et ses partenaires, et une production continue sur plusieurs mois en fin d’année dernière, les équipes de SABELLA se sont attelées début 2019 à éprouver de nouveaux modes de pilotage afin d’améliorer significativement le rendement de l’hydrolienne et contribuer à la compétitivité de cette filière émergente. En parallèle, un défaut a été détecté dans le système de refroidissement de la nacelle qui permet de refroidir les différents composants intégrés à la nacelle. Ce défaut n’empêchait pas le fonctionnement de l’hydrolienne mais limitait ses conditions d’utilisation en raison de la montée possible en température des composants, qui aurait pu à terme engendrer des dégâts sur la chaîne électrique.

        SABELLA a donc profité de la présence de l’Olympic Zeus à proximité et fait le choix de remonter sa turbine pour une courte opération de maintenance. La période d’arrêt, d’environ trois mois sur le port de Brest, permettra de résoudre le problème rencontré, de faire le point sur l’état des composants après ces six mois concluants d’immersion et de réaliser une inspection complète. L’hydrolienne sera redéployée sur son embase et raccordée au réseau de l’île de Ouessant au début de l’été, pour une exploitation jusqu’en 2021 et la mise en service du projet PHARES, porté par AKUO Energy, comprenant deux hydroliennes SABELLA, une éolienne, de l’énergie solaire et du stockage d’énergie (mis en œuvre par EDF SEI).

         

         


         

        Lancement du projet CF2T : améliorer la fiabilité et la compétitivité des hydroliennes

        Financé par l’Ocean Energy ERA-NET Cofund et quatre régions européennes (Bretagne, Pays de la Loire, Espagne et Suède), le projet CF2T a été officiellement lancé en février 2019. Porté par SABELLA, il réunit les entreprises ALLIA, SAITEC et ALKIT ainsi que l’institut RISE pour un projet qui s’étendra jusqu’en 2021.

        Le projet a pour but de développer une embase d’hydrolienne compétitive qui sera immergée en mer afin de valider le concept en conditions réelles.

        Avec cette embase gravitaire innovante, les partenaires cherchent à réduire les coûts de construction et d’installation en permettant notamment une installation en plusieurs étapes de différents blocs afin de limiter les capacités de grutage requises des navires de pose.

        Plusieurs solutions seront évaluées dans le but de réduire les coûts de construction de la structure, notamment un concept  d’embase hybride combinant plusieurs matériaux. La nouvelle embase comprendra également un système d’interface modulable qui lui permettra de s’adapter au fond marin pour limiter les besoins de préparation du sol.

        En outre, les partenaires développeront un système de suivi et de contrôle dédié pour acquérir une meilleure compréhension des chargements appliqués sur la structure. Ce système permettra également de suivre l’intégrité structurelle du système et de planifier les maintenances préventives, accroissant ainsi la fiabilité de l’hydrolienne.


        À propos des partenaires :

        • L’entreprise ALLIA, basée dans les Pays de la Loire, est spécialisée dans la conception, le dimensionnement, la construction et l’installation de structures et d’équipements destinés à l’industrie lourde. L’entreprise avait déjà participé à la construction de l’embase de l’hydrolienne D10 et apportera au projet son expertise dans ce domaine.
        • SAITEC est une entreprise espagnole dont les principales activités englobent les infrastructures de transport, l’ingénierie hydraulique, l’architecture, l’urbanisme, l’industrie et l’énergie. En collaboration avec ALLIA, SAITEC s’impliquera sur la conception de l’embase et la construction de certains sous-ensembles.
        • L’entreprise ALKIT, basée en Suède, fournit des systèmes de télématique, d’acquisition et de gestion de données, comme des systèmes de maintenance conditionnelle pour des applications industrielles.
        • RISE est un institut de recherche national suédois. La section « Measurement Science and Technology » conduit notamment des travaux de recherche sur la qualité des mesures à tout niveau académique ou industriel. RISE et ALKIT auront pour mission de développer le système et la stratégie de suivi et de contrôle qui seront implémentés sur l’embase et permettront de réduire les incertitudes. L’institut CBI, qui fait également partie de RISE sera en charge de l’étude d’un mélange de béton.

         

      • Publié le 15/04/2019

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