Actualités du technopôle Brest-Iroise
      • Enseignement supérieur
      • Une rentrée riche et décisive pour l’ESIAB (Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Agroalimentaire de Bretagne atlantique), ex-ESMISAB

      • Des enjeux de taille attendent Georges Barbier au cours de ce premier trimestre de rentrée universitaire. Il doit fédérer les 2 sites de l’ESIAB en se fixant comme objectif de lui donner la plus forte visibilité thématique possible et obtenir dans l’immédiat le renouvellement de l’habilitation par la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs), un organisme indépendant, chargé par la loi française depuis 1934 d’évaluer toutes les formations d’ingénieur.
      • Le Pr Georges Barbier qui a pris ses fonctions de directeur de l’ESIAB au 1er septembre 2013.

        Directeur avant tout mais également enseignant-chercheur
        « Je suis Directeur de l’école…», affirme Georges Barbier «…mais pas uniquement ! » enchaîne-t-il en souriant. J’ai un statut d’enseignant-chercheur. Cela veut dire que mon temps de travail doit être partagé entre la recherche et l’enseignement.  Mon temps « recherche » va toutefois évoluer, puisqu’après 9 années consacrées à la construction et à la direction du LUBEM1 , je viens de passer le relais au Pr Emmanuel Coton. C’est un  expert en microbiologie alimentaire, connu et reconnu au niveau national et international ; il a quitté l’ADRIA Normandie pour rejoindre l’Université de Bretagne Occidentale depuis bientôt 3 ans.

        Je maintiendrai mon implication scientifique au sein du LUBEM en particulier via la direction de thèses (4 actuellement). De plus, le Président de l’UBO m’a demandé de conserver pour l’instant la fonction de Vice-Président en charge de la Valorisation de la Recherche. En pratique, l’exercice des deux fonctions suppose beaucoup de travail et une bonne organisation.

         

        Le regroupement de 3 formations situées sur 2 sites au sein d’une seule école : une nécessaire organisation appuyée par l’intelligence collective !
        Nous sommes actuellement dans l’inventaire et l’analyse de l’existant afin de structurer notre nouveau schéma organisationnel. L’ESIAB, école interne de l’UBO, regroupe 26 enseignants et enseignants-chercheurs ainsi que 17 personnes au sein de l’équipe administrative et technique répartis sur deux sites distants de 90 km. Nous devrons donc optimiser notre système d’échange d’informations interne.

        Notre objectif collectif est de recruter des étudiants dont le projet est en accord avec les formations que nous proposons et dont le niveau académique correspond aux exigences du parcours choisi. Puis nous devons les former efficacement afin que les compétences acquises au moment où ils nous quittent soient en adéquation avec les attentes du marché du travail et leur permettent de devenir des cadres durablement opérationnels et imaginatifs au sein des structures qu’ils rejoignent.

        Chacun, au sein de l’équipe de l'ESIAB, détient une part de notre capacité à atteindre cet objectif.

        Le site de l'école à Brest, sur le Technopôle Brest-Iroise

         

        Un enjeu majeur : la visibilité thématique de l’école
        Le regroupement, au sein d’une école d’ingénieurs, des trois formations agroalimentaires de l’UBO de niveau bac+5 2  nous permet de gagner en visibilité à l’instar des regroupements de formations et d’écoles opérés ces dernières années sur l’ensemble du territoire national et en particulier dans l’Ouest.
        Depuis leurs créations respectives, les trois parcours sont à l’écoute du monde de l’entreprise et de ses besoins. L’école dans sa nouvelle configuration est en interaction permanente avec ses partenaires, dans un souci d’amélioration continue de ses formations. Le conseil d’école et les conseils de perfectionnement y contribuent fortement sous la forme de temps d’échanges entre l’école, les entreprises, les diplômés et les partenaires institutionnels.
        C’est ainsi que nous avons récemment fait évoluer les options proposées aux élèves ingénieurs de Plouzané en ouvrant une option « Santé » depuis 2012  puis une option « Cosmétiques » cette année afin de répondre aux évolutions du marché de l’emploi des qualiticiens. Les établissements de santé et les industries cosmétiques adoptent des pratiques en matière de qualité de même type que celles du secteur agroalimentaire.

        Le choix que nous avons fait d’améliorer notre organisation et notre visibilité en nous regroupant au sein de l’UBO semble d’autant plus pertinent en ce moment que la récente loi sur l’enseignement supérieur et la recherche nous impose de poursuivre les regroupements sur les territoires régionaux via la constitution de communautés d’universités et d’établissements. Mieux vaut être en ordre de marche face aux évolutions qui s’annoncent.

         

        EQUASA, le lieu d’interactions fertiles entre recherche, formation et entreprises.
        Après qu’ils aient rejoint leurs positions professionnelles respectives, nos diplômés gardent le souvenir des compétences présentes au sein de l’école et reviennent parfois les solliciter. EQUASA (Etudes en Qualité et Sécurité des Aliments) est un centre de ressources situé sur le site de Plouzané, spécialisé en mycologie, créé au début des années 90 pour répondre à de telles demandes. Il assure des prestations d’expertise dans le domaine agroalimentaire mais aussi pour la santé, le secteur des cosmétiques ou encore l’environnement. Les questions traitées portent principalement sur l’identification des contaminants fongiques, l’évaluation des risques associés et les moyens de prévention.

        Ces questions peuvent alimenter des travaux d’étudiants (analyses bibliographiques, projets) mais aussi parfois poser des questions qui relèvent de la recherche et sont alors prises en charge par le LUBEM. Les travaux d’expertise nourrissent la collection de cultures de l’UBO (UBOCC3) hébergée dans les locaux de l’ESIAB Plouzané. Ce centre de ressources biologiques constitue un substrat rare et très utile aux travaux de recherche du LUBEM et aux collaborations qu’il développe.

        Dans ce contexte vertueux d’interactions entre entreprises, école et recherche, nous avons par exemple récemment développé des méthodes moléculaires de caractérisation des communautés fongiques appliquées aux fromages ou encore au diagnostic de la mérule que nous mettons au service des demandeurs d’expertises via EQUASA.

         

        Le saviez-vous ? Georges Barbier, microbiologiste et statisticien
        Ingénieur agronome spécialisé en génie de l’environnement, je me suis orienté vers l’écologie microbienne dans le cadre de mon premier poste d’enseignant chercheur à l’Ecole Nationale de la Santé Publique à Rennes. J’ai ensuite conforté cette orientation pendant 18 années à l’Ifremer, en particulier via la création et la direction d’un laboratoire aujourd’hui constitutif de l’UMR6197 Laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes. L’écologie générale et donc l’écologie microbienne en particulier, s’intéressent à l’étude des communautés d’organismes vivants et de leurs interactions avec leur milieu, ce milieu pouvant être un produit alimentaire. Les travaux conduits dans ce domaine intègrent nécessairement les méthodes d’analyse statistique des données. Ce positionnement m’a conduit à développer des compétences en microbiologie et en statistique, ce qui de prime abord peut apparaître comme un curieux mélange. J’ai rejoint l’IUT de Brest en 2002 puis l’ESIAB en 2007 sur un poste de professeur en écologie microbienne, c’est ainsi que j’ai été amené à enseigner la microbiologie, l’écologie et la statistique.

         

        1 : LUBEM : Laboratoire Universitaire de Biodiversité et d’Ecologie Microbienne, Equipe d’Accueil n°3882, noté A par l’AERES en 2011

        2 : les trois formations ingénieurs de l'école :
        - Ingénieur spécialité « Microbiologie et Sécurité Alimentaire » (Plouzané)
        - Ingénieur spécialité « Procédés Industriels » (Formation d’ingénieurs par apprentissage en partenariat avec l’IRIA Bretagne, Quimper)
        - Master Professionnel « Innovation en Industries Agroalimentaires » (Quimper)

        3 : UBO Culture Collection

      • Publié le 05/11/2013

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