"Nous avons déposé les statuts le 15 octobre 2025. Le 16 octobre, nous avions notre premier client : le CNES", explique Arnaud Trac, président de HIT Mag. Un second contrat arrive dans la foulée, signé avec l’Institut de Recherche XLim de Limoges. Le sujet : des antennes nouvelle génération. HIT Mag engage aussi une coopération dans le cadre d’un appel à projet de l’ESA. TRL6 pour la technologie à base de ferrite. "Grâce aux coopération avec le CNES ou l’ESA, nous mettons au point notre POC sur les aimants de type ferrites. En parallèle, un gros travail de R&D se met en place sur les nitrures pour remplacer le néodyme dans une nouvelle génération d’aimants. TRL3", poursuit Arnaud.
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| Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
"L’avantage des marchés de niche comme le spatial et les télécommunications, c’est qu’on peut y répondre dès maintenant avec de petits volumes et des marges suffisantes pour financer notre développement", explique Arnaud. Les clients sont déjà identifiés, et l’enjeu est de taille pour l’industrie satellitaire européenne : proposer des solutions compétitives avec des matériaux souverains, sans dépendre des gisements de terres rares.
"Nous testons nos produits avec nos premiers clients, ce qui nous permet d’entrer progressivement sur le marché." À plus long terme, la technologie de HIT Mag pourrait aussi séduire le secteur automobile. "L’accès à ce marché de masse est plus lent et contraignant, avec des délais d’homologation longs et des normes strictes. Nous l’envisageons dans une deuxième phase, selon une stratégie de croissance maîtrisée." L’entreprise se donne trois ans pour développer son outil industriel et recherche actuellement des locaux dans la région brestoise.
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Science-industrie-business. Le trio gagnant. Ils se connaissaient et ont réuni leurs expertises.
Antoine Hoëz est chimiste, docteur en sciences des matériaux. "Le cuisinier !" lance-t-il. En 2021, il entre en post-doctorat au Lab-STICC dans l’équipe de Jean-Luc Mattei, maître de conférences au Lab-STICC.
La recette HIT Mag prend forme et l’idée de startup mûrit. Avec son expertise en entrepreneuriat, Arnaud Trac intègre l’équipe en octobre 2024 et début 2025, c’est Lionel Fine, ingénieur en mécanique et industriel qui rejoint l’aventure.
Le trio est rejoint par un physicien, Norbert Parker, qui a fait sa thèse au Lab-STICC sur les circulateurs pour les télécoms. Et en octobre dernier, c’est un autre Arnaud, Arnaud Le Saos-Kauten, docteur en matériaux, qui arrive dans le projet. Sa mission : incorporer "les poudres d’Antoine" dans des matrices plastiques imprimées en 3D. Arnaud est embauché via la SATT Ouest Valorisation.
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"On est au Lab-STICC, on travaille avec l’IRDL pour les tests matériaux, on échange avec IMT Atlantique aussi", explique Antoine. "Nous comptons entretenir dans la durée notre collaboration avec l’UBO et le Lab-STICC", complète Arnaud T.
Par une co-maturation, la SATT Ouest Valorisation encourage le développement de l’activité à haute valeur ajoutée de HIT Mag.
En novembre dernier, la startup a reçu une bourse French Tech Emergence, dispositif de subvention opéré par Bpifrance.
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"Intégrer le réseau local est important au début de la vie d’une entreprise", précise Arnaud T. "Des structures telles que le Technopôle nous aiguillent vers des appels à projets, des canaux de financement. On gagne du temps."
HIT Mag est incubé dans Emergys Bretagne et a obtenu un PHAR pour le dépôt du capital initial.
Un logo très floral, pour rappeler le côté écologique de la synthèse des aimants de HIT Mag. Trois branches pour la notion d’équilibre et qui, pour les spécialistes, ressemblent aux spectres des magnétomètres VSM (Vibrating Sample Magnetometer). Enfin, un clin d’œil à une proue de bateau, et plus particulièrement de drakkar, comme celui sur la médaille du Nobel de Louis Eugène Félix Néel.
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