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| Photo de groupe prise avec les intervenants et les participants de la Learning Expedition. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
La chaire de cyberdéfense des systèmes navals (Naval Group, Thales, IMT Atlantique, ENSTA, ENSM et École Navale) place la détection d’intrusion au centre du programme. Toutefois, les travaux s’orientent aussi vers l’intégration des technologies d’intelligence artificielle en tant qu’aide à la décision et source de vulnérabilité à considérer.
Au sein de la Chaire scientifique NAIADE (NAvalisation de l’Intelligence Artificielle pour l’Aide à la Décision), réalisée en partenariat avec Naval Group, Thales, l’IMT Atlantique et l’École Navale, deux disciplines, les sciences humaines et sociales et l’informatique, entrent en jeu. Un croisement singulier au service de sujets clés dans le domaine de la défense, comme la guerre des mines par exemple. Les recherches se concentrent sur les décisions que prennent les marins plongés dans des situations navales complexes, et sur les outils qui leur seront les plus adaptés.
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| Kakémono de la chaire scientifique NAIADE. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
Outre la Chaire NAIADE, Léo Faca, enseignant-chercheur, pilote aussi la Chaire ORIMs (Optimization of AI-Human Relations in Maritime and Complex Social Environments), soutenue par le cluster SequOIA. La Chaire ORIMs développe une expertise sur l’utilisation de l’IA dans les systèmes de sécurité et de défense maritimes, avec un accent sur la collaboration IA-humain et l’interaction humain-humain dans les contextes opérationnels maritimes. Son objectif est de comprendre comment les marins et les opérateurs navals interagissent avec l’IA, individuellement et collectivement.
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| Les intervenants devant les kakémonos de la chaire de cyberdéfense des systèmes navals et de la chaire ORIMs. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
La chaire Résilience et leadership, en partenariat avec l’UBO, l’Université de Rennes 1, l’École Navale, Naxicap et la Banque Française Mutualiste, vise à développer un outil de diagnostic de la capacité de résilience organisationnelle et à faire émerger des modes de réponse résilients. Son projet vise l’approfondissement de la résilience sous l’angle du leadership pour faire écho aux problématiques organisationnelles et humaines.
Enfin, la chaire Prospective et Innovation, dont l’École navale est le fondateur, vise à développer une méthodologie dans le domaine de la prospective appliquée aux domaines navals, de la Défense et transposable dans différents secteurs économiques. Elle aborde également le développement de l’innovation dans des contextes particuliers (dont la crise géopolitique, économique, etc.).
Yann Vachias, directeur de la recherche et de l’innovation, présente la cellule innovation de l’École Navale, dont le rôle est de mieux accompagner les innovateurs en interne et les soutenir (soutien de proximité) dans le développement de leur innovation.
Autre nouveauté : NEPTEN, SAS dont l’unique fondateur est l’École navale. Cette filiale (bureau d’études) a pour vocation de valoriser les travaux de la direction de la recherche et de l’innovation, avec un premier axe qui est la valorisation dans le domaine de l’acoustique sous-marine (vibrations et bruit sous-marin).
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| Yann Vachias présente la cellule Innovation de l’École Navale. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
Deux tutelles (École Navale et École Nationale Supérieure des Arts et Métiers) pour ce laboratoire labellisé équipe d’accueil (EA3634) et Institut Carnot dans le cadre du CARNOT ARTS.
C’est près d’une centaine de personnes, tout personnel confondu, qui travaille au bénéfice de la recherche et de l’IRENav. La spécificité de ce laboratoire pluridisciplinaire : faire converger des chercheurs, des étudiants, des ingénieurs et du personnel qualifié de la Marine, qu’il s’agisse des sciences de l’ingénieur ou des sciences humaines et sociales. L’objectif est de contribuer à la supériorité informationnelle et technologique de la Marine.
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| Intervenant de l'Institut Carnot. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
Les sciences des données, le traitement du signal, l’acoustique sous-marine, la mécanique des fluides, l’océanographie, la conversion d’énergie, la culture du commandement, les facteurs humains, etc. font l’objet de projets de recherche.
Il s’agit par exemple de traiter de la falsification des données AIS, de la détection d’anomalies magnétiques ou encore de l’analyse de signaux acoustiques ultra-basse fréquence.
Jacques-André Astolfi, professeur et directeur de l’IRENav, travaille en particulier sur les bruits issus des chargements hydrodynamiques sur les structures navales. Le tunnel hydrodynamique permet d’expérimenter, de valider des concepts innovants de contrôle et de fournir des données de haute fidélité pour valider les modèles. Cet équipement est référencé dans le portail des infrastructures et équipements de la mer du Campus mondial de la mer, et comme moyen complémentaire au sein de l’Infrastructure de Recherche THEOREM.
Dernier exemple : les recherches menées sur la cinématique des pales de propulseur vertical de navire, avec des expérimentations en bassin. Ces travaux s’inscrivent dans le projet SAWASP (référent : Frédéric Hauville, enseignant-chercheur). Il a pour objectif de développer une plateforme de recherche et d’études de type drone de surface innovant, agrégeant un grand nombre d’innovations en termes de système de propulsion, de gestion de l’énergie, de capteurs et de traitement d’images pour la navigation et l’analyse de l’environnement.
Et lorsqu’un participant de la journée demande ce qui est le futur, Jacques-André Astolfi et Abdel Boudraa parlent de la fibre optique comme capteur d’opportunité ou du quantique pour résoudre des problèmes combinatoires. L’IRENav s’intéresse aux phénomènes physiques autour de ces thématiques.
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| Bassin de simulation présenté lors de la Learning Expedition. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
Imaginons un drone aérien déployé en mer, le plus loin possible de sa zone de décollage, pour de la surveillance. Ce drone est soumis à des conditions extrêmes de mer et de vent. L’IRENav vient d’acquérir un mur de vent installé à proximité d’un hexapode, simulateur de mouvement de navire sur houle. L’ajout de modèles prédictifs de vent permettra de fournir le modèle de contrôle le plus robuste pour un appontage automatique du drone et de sa charge utile dans des conditions de mer et atmosphériques sévères. Ces équipements ont été acquis dans le cadre du contrat de plan État-région (financement État, Région Bretagne, Brest Métropole et département du Finistère).
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| Drone aérien présenté lors de la Learning Expedition. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
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| Hexapode présenté lors de la Learning Expedition. Crédit : Technopôle Brest-Iroise |
Merci à toute l’équipe de l’École Navale et de la direction de la recherche et de l’innovation pour son parfait accueil.
Un grand merci à l’équipe d’Image & Réseaux pour cette nouvelle Learning Expedition.
Merci au Pôle Mer Bretagne Atlantique, partenaire de l’événement.
L’équipe du Technopôle a hâte de s’associer à une prochaine rencontre.
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